Résumé de la review

Le concept d’hologénome prend en compte le fait que les êtres pluricellulaires sont composés d’une multitude de micro-organismes qui va être transmis entre génération en influençant, par exemple, le développement, la physiologie ou la résistance de l’hôte à diverses maladies. Un exemple les plus marquants est celui de l’homme qui possède autant de cellules bactériennes que de cellules humaines. Sans oublier que l’holobionte sera aussi composé de virus, de protiste et d’archéa et qu’il sera spécifique à chaque personne, à l’environnement auquel celle-ci est confrontée. Il existe même de grande différence entre l’holobionte de chaque organe. Le microbiote est transmis entre génération grâce à divers procédés (contacte à la naissance avec le microbiote vaginal et fécal, dans les œufs, par insecte vecteur…) et plus particulièrement dans la reproduction végétative ou le transfert sera automatique. Le microbiote va donc jouer un rôle essentiel dans la fitness de l’holobionte. L’hôte peut difficilement se passer de son microbiote tant il est ancré dans des processus métaboliques clés. Comme celui entre mitochondrie/chloroplaste et leur hôte qui démontre jusqu’à quel point cette holobionte est important. Le microbiote va aussi pouvoir jouer sur les défenses de l’hôte, lui permettant d’être plus protéger contre divers pathogènes ou même contrôler certaines maladies comme l’obésité où les chercheurs ont montré la corrélation entre obésité et certains types de microbiote. L’holobionte va aussi être sous le contrôle de l’évolution. Même si l’hôte évolue au fils des générations, l’évolution du microbiote par divers mécanismes (comme le transfert de gènes ou l’acquisition d’une nouvelle souche microbienne de l’environnement) va aussi jouer sur l’évolution de cet hôte. Par exemple, le transfert horizontal de gènes peut permettre au microbiote d’acquérir de nouvelles fonctions et de dégrader de nouveaux composés non dégradables par l’holobionte avant cela. L’évolution de l’holobionte a permis à de nombreuses espèces d’acquérir les caractéristiques qui leurs sont propres comme la mise en place du placenta chez les mammifères suite à l’infection par un virus. Cette holobionte/hologénome sera donc spécifique à chaque espèces et à chaque individu ce qui montre l’étroite évolution entre un hôte et ses symbiontes.

Rigueur de la review

Cette étude a été faite au département de microbiologie moléculaire et biotechnologique à l’université de Tel Aviv en Israel. Cette université est la numéro 1 en Israel montrant le sérieux de leur recherche.
Elle a été réalisé en s’appuyant sur de nombreuses recherches et de nombreux papiers sortis au fils du temps permettant d’illustrer chaque conclusion de la revue.

Ce que cette review apporte au débat

Cet article montre qu’il est important de prendre en compte les micro-organismes associés aux animaux. Pour ressusciter une espèce et pour l’introduire dans un environnement il sera important de mettre en place un microbiote adéquate à sa vie dans le milieu choisi.

Publiée il y a plus de 2 ans par J. Di mattia et C. Triay.
Dernière modification il y a plus de 2 ans.
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