Introduction à l'article

L'utilité du test génétique en vente libre est débattue actuellement. Un des arguments avancés par les personnes en faveur de cette pratique est que les résultats du test pourraient entraîner une prise de conscience du consommateur qui conduirait à l’amélioration de son hygiène de vie et de sa santé. D'autre part certains semblent préoccupés par le risque de développer des dépression ou de l'anxiété suite à l'annonce de mauvais résultats.
Dans cet article les auteurs tentent de quantifier les bénéfices et risques de ces test génétiques en vente libre via un sondages dans des groupes de consommateurs et de consommateurs potentiels.

Expériences de l'article

Les auteurs de l'article analysent les réponses données à un questionnaire qu'ils ont proposé à 2 groupes : les consommateurs (189 personnes) et les consommateurs potentiels (86 personnes). On qualifie de consommateurs les individus qui ont réalisé un test et ont connaissance des résultats. On qualifie de consommateurs potentiels les individus qui envisagent de réaliser le test ou qui sont dans l'attente des résultats d'un test déjà effectué.

2 techniques sont utilisées pour déterminer la perception que les consommateurs ont des changements, suite au test, de leur comportement vis à vis de leur santé et de leur anxiété .

Les auteurs analysent ensuite les réponses données par une approche statistique.

Résultats de l'article

Toutes les personnes ayant réalisées un test génétique ont demandé une estimation du risque pour au moins une maladie. Les auteurs établissent des scores pour le comportement et l'anxiété grâce aux réponses au questionnaire fourni puis les comparent à ceux obtenus par le groupe des consommateurs potentiels.

Les consommateurs ont un comportement vis à vis de leur santé significativement meilleur que les consommateurs potentiels. Il n' y a pas de différence significative au niveau de l'anxiété.

Au niveau des comportements 72,7% des consommateurs n'ont pas changé contre 27,3% qui déclarent avoir changé leurs habitudes. Parmi ces derniers la plupart a une alimentation plus saine (53,3%) et 26,7% font plus de sport.
Au niveau de l'anxiété perçue, pour 75,4% des consommateurs il n'y a pas de changements et 24,6% déclarent que leur niveau d'anxiété a varié. Parmi ces derniers elle a diminué dans 85,3% des cas.

Rigueur de l'article

Cette étude a plusieurs limites:
1/ Une limitation qui apparaît est le faible nombre de personne dans certaine sous catégorie pour pouvoir faire des statistiques.

2/ Le comportement vis à vis de la santé n'est pas mesurée de façon directe il s'agit du point de vue des personnes sondées sur le propres habitudes ce qui est subjectif.

3/ La proportion de consommateurs qui a changé de comportement est de 1/4 environ et pourtant l'ensemble des consommateurs a un score significativement meilleur que les consommateurs potentiels. Cela veut dire que soit la proportion de ceux qui ont changé a beaucoup changé soit le comportement des consommateurs était déjà meilleur avant le test que les consommateurs potentiels. Il n' y a pas dans cette étude de ligne de base pour comparer entre avant et après le test.

4/ Pour évaluer le comportement les réponses libres des changements des consommateurs ont été normalisés par 6 items dont 4 sont reliés aux habitudes alimentaires.

Ce que cet article apporte au débat

Même si cet article présente des limites que les auteurs reconnaissent dans une dernière partie, il a le mérite de tenter d'évaluer les bienfaits et risques du test génétique sur demande sur une population de personnes qui y ont eu recours.

Publiée il y a plus de 3 ans par Robin.
Dernière modification il y a plus de 3 ans.
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