Résumé de la review

Les maladies infectieuses à transmission vectorielle émergent ou ré-émergent en raison de changements dans la politique de santé publique, de la résistence aux insecticide et aux médicaments, au changement d'orientation de la prévention à l'intervention d'urgence, des changements démographiques et sociétaux, et des modifications génétiques des agents pathogènes. Des stratégies de prévention efficaces peuvent inverser cette tendance. La recherche sur les vaccins, les insecticides sûrs pour l'environnement, des approches alternatives et des programmes de formation pour la santé sont nécessaires. Depuis qu’il a été montré que les arthropodes transmettent des maladies humaines, des centaines de virus, bactéries, protozoaires et helminthes se sont avérés être transmit aux vertébrés par les moustiques vecteurs. Pendant le 19ème et le 20ème siècle, les maladies vectorielles se sont développées dans de larges zones des tropiques, notamment en Afrique. Pas longtemps après la découverte de la transmission de la filariose de l’homme a l’homme (1877), la malaria (1898), la fièvre jaune (1900) et la dengue ont révélés un cycle de transmission similaire. La prévention et les programme de contrôle se sont rapidement basés sur le contrôle des vecteurs. La fièvre jaune a Cuba (1900) a été la première maladie vectorielle a être controlée suivie de la fièvre et jaune et de la malaria au Panama (1904). Puis plusieurs programmes ont été établis utilisant des insecticides chimiques. Cependant, ces maladies vectorielles commencent a réémerger vers 1970. L’importance de ces réémergences ont été largement ignorées et il est difficile d’inverser la tendance. Deux facteurs ont joué un rôle important dans cette réémergence: - la diversion du support financier et donc la perte des infrastructures de santé publique, - la dépendance au insecticides et au médicaments.
L’augmentation de la démographie et les changements sociétaux des 50 dernières années affectent directement l’émergence et la résurgence des maladies vectorielles autres maladies infectieuses. L’augmentation de la population, le développement des pays entraîne des mouvements de personnes, principalement dans les centre urbains. Cette urbanisation non contrôlée produit des conditions idéales pour l’augmentation de la transmission des vecteur. Cela ne présage rien de bon pour le future. D’autres changements sociétaux telles que les pratiques agricoles et la déforestation augmentent le risque de transmission de maladies vectorielles. Plusieurs systèmes d’irrigations et barrages se sont construits dans les 50 années passées sans tenir compte de leur effets sur les maladies vectorielles. De façon similaire, les forêts tropicales ont été nettoyées pour augmenter le rendement et les pratiques agricoles telles que la production de riz.
Aussi, les produits de consommation sont un lieu de reproduction idéal pour les moustiques ( collecte d’eau de pluie dans les emballages plastique, cellophane, boîtes…). Le commerce des pneus favorise la propagation des oeufs de moustique. De plus, les avions sont un mécanisme idéal pour le transport de pathogènes d’une grande ville a une autre.
Les changements climatique sont souvent cités comme une cause de l’émergence/résurgence des maladies vectorielles, notamment la dengue, la malaria et la fièvre jaune. Il n’a pas été prouvé scientifiquement que les changements climatiques jouent un rôle.
Dans la prochaine décénie, le contrôle des vecteurs sera nécessaire pour interrompre la transmission de plusieurs maladies vectorielles. Des insecticides bons pour l’environnement et la recherche de méthodes alternatives seront nécessaires. Le changement des pratiques agricoles, le changement de la politique doivent être fait pour supporter les approches de santé publique pour la prévention des maladies. L’intégration de tout les aspects sera nécessaire pour inverser la tendance.

Ce que cette review apporte au débat

Cette revue parle de toutes les causes responsables de la réémergence/résurgence des maladies vectorielles et suggère des solutions pour inverser cette tendance. Parmi ces solutions, le contrôle des populations de vecteurs est nécessaire. Les résistances aux insecticides ont poussé a chercher et a développer des méthodes alternatives pour contrôler les populations d’arthropodes vecteurs. Même si cette méthode n'est pas utilisée seule, elle reste la méthode la plus efficace pour diminuer la transmission des maladies et elle est utilisée quasi-systématiquement pour limiter la transmission des maladies. Or il a été montré que les causes anthropiques étaient les causes principales de cette réemergence/résurgence. Est-ce que agir sur ces causes anthropiques permettrait de diminuer de manière significative la transmission des maladies vectorielles?

Publiée il y a environ 3 ans par M. Mapotoeke.
Dernière modification il y a environ 3 ans.
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