Introduction à l'article

L'impact environnemental de la production de viande varie en fonction des différentes pratiques agricoles employées. Certains des effets environnementaux qui ont été associés à la production de viande sont la pollution due à l'utilisation de combustibles fossiles, de l'eau et de la consommation des terres. Cependant d'autres facteurs sont également à considérer tels que les facteurs "pré-élevage", les facteurs au cours de l'élevage et enfin ceux "post-élevage". Les facteurs "pré-élevage" sont par exemple l'utilisation des pesticides, de substrats de croissance, de produits pharmaceutiques, etc. Ceux durant l'élevage sont par exemple les émissions des sols, celles provenant de la fermentation entérique chez les animaux, de la gestion du fumier, de la consommation d'énergie dans les champs, etc. Et enfin les processus "post-élevage" sont l'abattage, la transformation, le stockage, etc. Cette étude porte sur l'évaluation des ressources utilisées et des déchets produits par l'élevage.

Expériences de l'article

Dans cette étude, il possible de voir la production mondiale de viande de 1961 à 2010 ainsi que l'estimation de la production mondiale de viande de bœuf et de la contribution de celle ci dans l'émission du CO2 des gaz à effet de serre (GES) pour 2020 et 2030. De plus, les auteurs ont évalué l'utilisation des ressources et de la production de déchets et polluants dues à l'élevage.

Résultats de l'article

La production de viande et la consommation mondiale de viande, de produits laitiers et d’œufs ne cessent d'augmenter suite à la croissance démographique et à l'augmentation de la demande par les populations. La plus grande partie de l'effet de serre due à la production de la viande bovine provient de la perte d'absorption du dioxyde de carbone (CO2) par les arbres, les graminées et d'autres couvertures végétales annuelles sur des terres où les cultures fourragères sont cultivées et récoltées. La deuxième plus importante contribution est celle du méthane (CH4) émis par les animaux suite à la fermentation entérique. Les principales ressources utilisées sont l'eau, l'énergie et l'électricité. De plus, les principaux flux de déchets sont les eaux usées, les produits chimiques et les matériaux d'emballage (carton, plastique...) mais également des déchets de type fumiers, boues, etc.

Rigueur de l'article

Il aurait été intéressant d'avoir également l'estimation et la prédiction des émissions en méthane (CH4) en plus de celles réalisées pour le CO2 étant donné que le méthane contribue également à l'augmentation des gaz à effet de serre.
Dans le tableau, les données concernant les niveaux des polluants ne sont pas très "parlant", on ne sait pas si ces derniers ont un fort impact ou non. Ce n'est pas très visuel ni explicite.
Il aurait été judicieux pour donner plus de poids à cette étude de détailler la méthodologie réalisée au cours de cette dernière.

Ce que cet article apporte au débat

Cette étude a mis en évidence l'impact significatif de la production de viande sur l'environnement ainsi que sur la contribution de celle ci sur les émissions des gaz à effet de serre (GES). La consommation de viande a augmenté à un rythme important ces dernières années et est susceptible de continuer à augmenter dans l'avenir. Cette étude met ainsi en évidence l'importance de tendre vers des systèmes de production de viande plus économiques, moins polluants et nocifs pour l'environnement. Les auteurs mettent également en avant la notion d'éco-efficacité et la prévention de la pollution due à la transformation des viandes. Le problème n'est pas tant l'élevage mais plutôt les techniques d'élevage...

Publiée il y a presque 4 ans par Sohini.
Dernière modification il y a presque 4 ans.
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