Introduction à l'article

La production de méthane chez les ruminants a reçu une attention mondiale particulière du fait de sa contribution dans les gaz à effet de serre (GES) ainsi qu'au réchauffement climatique. Ces dernières années plusieurs approches de gestion et d'atténuation des GES dus à l'élevage ont été étudiées telles que la manipulation nutritionnelle et microbienne par exemple. Cependant, peu d'études ont porté sur les éventuelles possibilités d'atténuation par l'intermédiaire de la génétique animale. Ce document évalue la capacité des croisements d'animaux à modifier directement et indirectement les émissions de méthane entérique dues à l'élevage des ruminants. Il fait également un "état des lieux" des résultats réalisés part d'autres études scientifiques sur l'implication de la composante génétique pour la réduction des émissions de méthane.

Expériences de l'article

Tout d'abord, une simulation de l'impact d'une série de modifications génétiques (10% des changements dans le taux de croissance, rendement en méthane, la consommation alimentaire résiduelle) sur les émissions de trois entreprises de moutons durant 37 ans a été présentée. Ensuite, plusieurs critères ont été étudiés tels que le temps de sevrage des animaux ou encore l'identification du potentiel reproducteur. Les auteurs ont également résumé les différents mécanismes infectant directement la production de méthane par jour comme la sélection de l'alimentation, le taux d'alimentation ou encore le temps de rétention. Pour finir, cette étude s'intéresse à la possible corrélation entre la consommation alimentaire résiduelle (différence entre la consommation réelle d'alimentation et les besoins alimentaires nécessaires) et les émissions de méthane.

Résultats de l'article

Les modifications génétiques (changements dans le taux de croissance, le rendement en méthane ou la consommation alimentaire résiduelle) ont une influence sur la diminution des émissions des GES. Par ailleurs lorsque celles-ci sont combinées la diminution des émissions des GES est accentuée. De plus, la diminution des émissions des GES est plus importante pour le second croisement de moutons. Il a été mis également en avant de l'implication du temps de sevrage de races différentes de bovin sur les émissions de méthane. En outre, l'identification des animaux les plus productifs et leur maintenir pendant de longues périodes, tout en remplaçant les animaux moins productifs, permettrait une diminution des émissions des GES. Cette étude a résumée l'influence de l'alimentation, d'un fort taux d'alimentation et d'un faible temps de rétention sur la diminution de la production de méthane. Pour finir, la réduction de la consommation alimentaire résiduelle permettrait une réduction du CH4.

Rigueur de l'article

Il aurait peut être été plus pertinent de réaliser en complément de certaines analyses des tests statistiques afin de donner plus de poids aux analyses. Les explications sur la simulation de l'impact d'une série de modifications génétiques ne sont pas claires, les auteurs ne précisent pas pourquoi la diminution des émissions est plus accentuées pour le deuxième croisement.
De plus, cette étude met en avant la difficulté dans l'évaluation de la production de méthane par les animaux mais également l'absence de "mesure universelle".

Ce que cet article apporte au débat

La génétique peut non seulement permettre d'identifier les génotypes d'espèces produisant moins de méthane mais également de réaliser des manipulations génétiques pour réduire cette production. En outre, de nombreux traits nutritionnels et physiologiques de l'animal ont un impact sur le microbiote intestinal des animaux d'élevage, montrant des effets sur la production de méthane. Ce dernier point, met ainsi l'accent sur l'interêt d'étudier peut être le microbiote intestinal des animaux d'élevage dans le but d'identifier les communautés microbiennes lorsqu'il y a peu de production de méthane. Pour finir, il serait également judicieux de corréler la réduction d'émission de méthane avec les traits de la productivité et la valeur économique des espèces d'intérêt.

Publiée il y a presque 4 ans par Sohini.
Dernière modification il y a presque 4 ans.
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