Introduction à l'article

L'hypothèse de la sélection de parentèle dit que, si l'homosexualité est déterminée génétiquement, alors un tel gène pourrait se maintenir dans une population si la baisse de valeur sélective, entraînée par la non reproduction, est compensée par une hausse de valeur sélective des apparentés grâce à un comportement altruiste à leur égard. Cette hypothèse peine à être validée dans les pays occidentaux (Royaume-Uni, USA), les différentes études n'ayant pas réussi à valider directement cette théorie.

Cette étude se déroule en Asie (dans les Samoa), et va tenter de prouver la théorie de la sélection de parentèle, en comparant le comportement altruiste d'hommes hétérosexuels et homosexuels envers les membres de leurs familles. Aux Samoa, les hommes homosexuels sont appelés fa'afafine. Ils sont très bien acceptés, et sont considérés comme un troisième genre (en plus des hommes et des femmes).

Expériences de l'article

Les auteurs ont cherché à comparer le comportement altruiste des fa'afafine et des hommes hétérosexuels envers les membres de leurs familles. Pour cela, les participants de l'étude ont dû remplir un questionnaire se décomposant en :

Résultats de l'article

Les résultats sont les suivants :

Rigueur de l'article

Les hommes fa'afafine n'ont pas d'enfants, alors que les hommes hétérosexuels en possèdent presque tous, ce qui peut avoir un impact sur leur comportement avunculaire (moi d'attentions pour leurs neveux/nièces car ils doivent s'occuper de leurs enfants) et donc biaiser les résultats. Il serait nécessaire de refaire l'étude avec des hétérosexuels sans enfants, afin de confirmer ou non les résultats.

Ce que cet article apporte au débat

Cet article est la première mise en évidence directe d'un comportement plus altruiste des hommes homosexuels par rapport aux hétérosexuels, envers leurs apparentés. Ceci se traduit par une aide supérieure auprès de leurs neveux/nièces, ce qui augmenterait leur potentiel reproductif (en les rendant plus attirants, plus cultivés). Cela pourrait également augmenter indirectement la fitness de leurs frères et sœurs, car ces derniers ont une aide extérieure dans l'éducation de leurs enfants, ce qui permettrait de produire plus de descendants.

Néanmoins, des études supplémentaires sont nécessaires afin de confirmer ces résultats. Cette étude ouvre également une autre question, qu'elles sont les conditions nécessaires à l'expression d'un tel comportement ? Les chercheurs veulent maintenant déterminer qu'elles sont les facteurs qui diffèrent dans les populations samoanes et les pays occidentaux.


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Publiée il y a presque 2 ans par J. Clo et al.
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