Introduction à l'article

L'hypothèse de la sélection de parentèle dit que, si l'homosexualité est déterminée génétiquement, alors un tel gène pourrait se maintenir dans une population si la baisse de valeur sélective, entraînée par la non reproduction, est compensée par une hausse de valeur sélective des apparentés grâce à un comportement altruiste à leur égard (A new group-selection model for the evolution of homosexuality).

De nombreuses études ont tenté de tester cette hypothèse, donnant des résultats la confirmant, mais soit de manière indirecte (extrapolation), soit de manière peu rigoureuse. Dans cette étude, les auteurs vont chercher à tester cette hypothèse en Angleterre.

Expériences de l'article

Les auteurs ont cherché à comparer le comportement altruiste des hommes homosexuels (60 individus) et hétérosexuels (60 individus) envers les membres de leurs familles. Pour cela, les participants de l'étude ont dû remplir un questionnaire se décomposant en :

Résultats de l'article

Les principaux résultats de l'étude sont que :

Rigueur de l'article

Les individus bisexuels sont exclus de l'étude, il pourrait être intéressant de les inclure dans de prochaines études.

Ce que cet article apporte au débat

Cet article remet en cause les précédents résultats qui donnaient du poids à l'hypothèse de la sélection de parentèle. Cette étude montre de manière directe que lorsque le protocole est sérieux, et que la question est directement testée, on ne trouve pas de support pour cette hypothèse.

Par la suite, d'autres études confirmeront les résultats de cet article dans les pays occidentaux, mais dans des pays asiatiques, l'hypothèse de la sélection de parentèle a été confirmée (Kin selection and male androphilia in Samoan fa'afafine☆), même si cela reste très contexte dépendant (Sexual Orientation in Men and Avuncularity in Japan: Implications for the Kin Selection Hypothesis).

Publiée il y a presque 2 ans par J. Clo et al.
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