Titre de l'article :

L’altération épigénétique du gène du récepteur à l’ocytocine augmente la perception de la colère et de la peur chez l’humain.


Introduction à l'article :

On parle d’une « méthylation » de l’ADN de ce gène, une modification chimique maintenant bien connue et responsable de ces variations d’expression génétique des gènes appelées « épigénétiques » (des varitions modulées selon certains facteurs rencontrés par un individu durant sa vie, par exemple le stress).

Résultats de l'article :

Dans ce cas-ci, la méthylation du gène réduit la transcription de celui-ci, ce qui amène une plus grande activité dans l’amygdale, une région du cerveau humain associée à la peur et à la colère. Autrement dit, la diminution de récepteurs à l’ocytocine dans l’amygdale rendrait celle-ci moins sensible au contrôle apaisant qu’exerce normalement sur celle-ci d’autres régions du cerveau, par exemple frontales, impliquées dans la régulation des émotions.

Ce que cet article apporte au débat :

On voit ainsi se dessiner l’une des nombreuses voies par lesquelles une influence environnementale peut nous rendre plus réactifs à des signaux de colère ou de peur venant d’autrui.

Publiée il y a plus de 9 ans par T. Latrille.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.