Titre de la review

Le temps alloué aux transports ne réduit pas avec l'augmentation de la vitesse de déplacement : le temps gagné est réinvesti dans d'autres trajets (induction de trafic)

Résumé de la review

Cet article traite davantage de l'induction du trafic par construction de nouvelles voierie que de l'évaporation par fermeture de voierie. Il étudie le budget temps de transport (BTT) dans les agglomérations des pays industrialisés, c'est à dire le temps alloué par les habitants aux transports dans une journée type.

Les auteurs montrent que l'augmentation des vitesses de transport, par exemple permis par l'ouverture de nouvelles voies, ne conduit pas forcément à un baisse du BTT pour les usagers : les gains de temps associés sont réinvestis dans d'autres déplacements. C'est ici un phénomène d'induction du trafic par la vitesse, et donc indirectement par la voierie.

Cette augmentation de vitesse conduit donc in fine à une "dilation des espaces urbains", c'est à dire l'extension à long terme de la périphérie de plus en plus loin, et finalement "le sentiment d’une rareté croissante du temps".

Ce que cette review apporte au débat

L'article montre que l'induction du trafic par l'augmentation de la vitesse (lié à une baisse de la congestion par ouverture de nouvelles voies par exemple) se vérifie, et à des effets à long terme sur l'étalement urbain.

Remarques sur la review

Les auteurs s'intéressent aussi à la temporalité des centres-villes, où les transports sont volontairement lents (congestion, trams lents, etc.). Ils expliquent que ces politiques, associées à des transports en commun de qualité, peuvent réduire le BTT et aider les habitants à "maitriser leur mobilité".

Publiée il y a plus de 3 ans par F. Giry.
Dernière modification il y a plus de 3 ans.
Review : Budgets temps de transport : les sociétés tertiaires confrontées à la gestion paradoxale du "bien le plus rare"