Titre de l'article

Les effets écologiques de l'introduction des insectes pour la lutte biologique de mauvaises herbes

Introduction à l'article

Les effets écologiques ont besoins d’être mieux abordés dans le futur pour évaluer et réguler les potentiels auxiliaires. Quand la lutte biologique est un succès, la population cible est supprimée par une interaction durable entre la proie nuisible et l’auxiliaire. C’est le cas aux États-Unis. Mais cela ne fonctionne pas toujours. L’utilisation de la lutte biologique pour lutter contre des plantes invasives dans les parcs, réserves, les forêts nationales, et les aires naturelles, semblent être une option attractive. Mais cette méthode est soumise à controverse quant aux risques d’introduire des espèces non indigènes.
Le charançon du capitule, Rhinocyllus conicus Froeh., a été introduit pour lutter contre l’expansion de chardons exotiques. Mais depuis plusieurs années ce charançon ne cesse d’agrandir son aire de répartition, des États-Unis, à la France. Il accroît son aire en augmentant son nombre d’hôtes possible.

Expériences de l'article

C'est un article où les auteurs ont documenté l'expansion du panel d'hôtes de ce charançon. Il ont calculé les taux d'infection des différents chardons infestés par le charançon. La fréquence des dommages du charançon sur les plantes natives a été calculé pour plusieurs sites, entre 1992 et 1996.

Résultats de l'article

Concernant l'augmentation de son panel d'hôtes, le charançon s'est développé dans les capitules de 3 des 6 chardons natifs dans le parc national Rocky Mountain. Les deux espèces de chardons de basse altitude ont eu 43 à 70% de leur capitules attaqués. Ensuite, la fréquence des dommages du charançons sur les chardons natifs et exotiques augmente pour tous les sites . Ce charançon a un régime alimentaire oligophage cela veut dire qu'il ce nourrit d'une famille en particulier ou de 2 familles très proches, ici ce sont les Cirsium.

Rigueur de l'article

Cet article analyse des données uniquement sur une courte période. Ce n'est pas suffisant pour réellement voir l'impact de l'introduction d'un auxiliaire dans un écosystème. Il n'y a pas de quantification des pertes écosystémiques. Il n'y a pas de prédictions sur le devenir des écosystèmes quant à la perte de biomasse et de biodiversité due au charançon.

Ce que cet article apporte au débat

Cet article met l'accent sur le choix d'un auxiliaire. Il est nécessaire de regarder sa spécialisation alimentaire, ses proies potentielles, et aussi évaluer toutes les interactions écologiques avant de relâcher l’organisme exotique.
Mais les conséquences écologiques restent difficiles à prévoir en avance.
La lutte biologique peut être une solution à de nombreux problèmes de plantes. Le régime alimentaire, l’amplitude du rang potentiel des hôtes, et les effets écologiques doivent être évalués, et pesés. On a donc besoin d'études intenses sur l’espèce auxiliaire avant qu’elle ne soit relâchée.

Publiée il y a environ 3 ans par A.Christophe.
Dernière modification il y a environ 3 ans.
Article : Ecological Effects of an Insect Introduced for the Biological Control of Weeds
  • 1
  • Auteurs
    S. M. Louda, D. Kendall, J. Connor, D. Simberloff
  • Année de publication
    1997
  • Journal
    Science
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Few data exist on the environmental risks of biological control. The weevil Rhinocyllus conicus Froeh., introduced to control exotic thistles, has exhibited an increase in host range as well as continuing geographic expansion. Between 1992 and 1996, the frequency of weevil damage to native thistles consistently increased, reaching 16 to 77 percent of flowerheads per plant. Weevils significantly reduced the seed production on native thistle flowerheads. The density of native tephritid flies was significantly lower at high weevil density. Such ecological effects need to be better addressed in future evaluation and regulation of potential biological control agents.

  • Identifiant unique
    10.1126/science.277.5329.1088
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  • Apparait dans la controverse
    La lutte biologique peut-elle se substituer à l’utilisation des pesticides ?
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