Titre de l'article

La vasopressine serait également impliquée, à l’instar de l’ocytocine, dans les comportements sociaux, comme c’est le cas chez le campagnol des prairies

Introduction à l'article

Les différentes espèces de campagnol, un petit rongeur d’Amérique du Nord, sont devenues, à cause de leurs mœurs sexuelles très différentes, un peu comme les mouches drosophiles des généticiens : un modèle de choix pour étudier les bases moléculaires de l’attachement.

Le campagnol des plaines et le campagnol des montagnes ne se distinguent ainsi que par leur comportement amoureux. Les premiers font partie du 3% des espèces de mammifères qui entretiennent des relations monogames de longue durée pour élever conjointement leurs petits. Les seconds, pour leur part, changent souvent de partenaires et les mâles campagnols des montagnes ne contribuent guère à l’éducation des petits.

Expériences de l'article

Grâce aux techniques de la biologie moléculaire, une série d’expériences a permis de comprendre que c’est uniquement le jeu de deux hormones, l’ocytocine et la vasopressine (et de leurs récepteurs respectifs), qui explique la façon radicalement différente dont s’exprime l’attachement chez ces deux espèces cousines.

Résultats de l'article

L’évolution, en agissant sur la distribution de récepteurs spécifiques à deux hormones dans différentes régions du cerveau, a donc permis de sélectionner des stratégies d’accouplement complètement différentes qui impliquent un rapport à l’attachement qui l’est tout autant. De plus, chez les campagnols des plaines, on note une variabilité interindividuelle considérable dans la distribution des récepteurs à la vasopressine. Une observation qui pourrait expliquer pourquoi certains campagnols des plaines n’ont pas tous le même degré de fidélité et ne sont pas tous, comme chez l’humain d’ailleurs, de parfaits monogames

Remarques sur l'article

Fait encore plus remarquable, ces campagnols des plaines deviennent opportunistes sexuellement parlant, mais continuent de s’occuper activement de leurs petits. Mais si on laisse libre ces récepteurs du pallidum ventral, mais que l’on bloque ceux qui se trouvent dans une aire voisine (l’amygdale médiane), on supprime cette fois l’attachement paternel, sans cependant affecter la monogamie de cette espèce.

Publiée il y a plus de 9 ans par T. Latrille.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.
Article : Characterization of the oxytocin system regulating affiliative behavior in female prairie voles
  • Auteurs
    H.E. Ross, C.D. Cole, Y. Smith, I.D. Neumann, R. Landgraf, A.Z. Murphy, L.J. Young
  • Année de publication
    2009
  • Journal
    Neuroscience
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Oxytocin regulates partner preference formation and alloparental behavior in the socially monogamous prairie vole (Microtus ochrogaster) by activating oxytocin receptors in the nucleus accumbens of females. Mating facilitates partner preference formation, and oxytocin-immunoreactive fibers in the nucleus accumbens have been described in prairie voles. However, there has been no direct evidence of oxytocin release in the nucleus accumbens during sociosexual interactions, and the origin of the oxytocin fibers is unknown. Here we show for the first time that extracellular concentrations of oxytocin are increased in the nucleus accumbens of female prairie vole during unrestricted interactions with a male. We further show that the distribution of oxytocin-immunoreactive fibers in the nucleus accumbens is conserved in voles, mice and rats, despite remarkable species differences in oxytocin receptor binding in the region. Using a combination of site-specific and peripheral infusions of the retrograde tracer Fluorogold, we demonstrate that the nucleus accumbens oxytocin-immunoreactive fibers likely originate from paraventricular and supraoptic hypothalamic neurons. This distribution of retrogradely labeled neurons is consistent with the hypothesis that striatal oxytocin fibers arise from collaterals of magnocellular neurons of the neurohypophysial system. If correct, this may serve to coordinate peripheral and central release of oxytocin with appropriate behavioral responses associated with reproduction, including pair bonding after mating, and maternal responsiveness

  • Identifiant unique
    10.1016/j.neuroscience.2009.05.055
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  • Apparait dans la controverse
    L'ocytocine : l'hormone qui crée des liens ?
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