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Les dangers liés à l'utilisation des insecticides néonicotinoïdes

Résumé de la review

Les nénonicotinoides représentent la majeur classe des insecticides. Leurs commercialisation a été dans le début des années 90 afin de remplacer les organophosphorés, fortement toxiques. Cette classe est constitué de 7 insecticides, on peut classer l'imidaclorpride a été mis le premier sur le marché en 1991. Ce type d'insecticide présente l'avantage de ne pas s'accumuler dans les sols lors de leurs pulvérisation, en effet ils pénètrent dans les tissus végétaux, où ils sont diffusés vers tous les compartiments de la plante à l'aide de la sève.

Ceci permet une protection complète de la plante contre les insectes. Ce type d'insecticide est utilisé pour la protection des cultures mais aussi dans d'autre applications telles que le contrôle anti-parasitaire en milieu urbain et l'utilisation chez les vétérinaires. Ils sont particulièrement actifs contre de nombreux insectes piqueurs/suceurs, et aussi plusieurs coléoptères, diptères (mais pas les moustiques), lépidoptères dictyoptères, hyménoptère.
Cependant les pesticides néonicotinoïdes ont un impact négatif sur l'apiculture. Ils sont hautement toxiques pour les abeilles, bourdons et autres insectes. À la lumière des dernières études scientifiques, de nombreux acteurs, dont notamment les apiculteurs et les ONG environnementales, avertissent sur les effets néfastes des pesticides néonicotinoïdes. Mais malgré l’usage des néonicotinoïdes sont très répandu, principalement en agriculture pour l’enrobage des semences de maïs.
En 2013 l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a identifié des risques pour les abeilles dans l'utilisation des néonicotinoïdes. Trois types d'insecticides sont concernés : la clothianidine, l’imidaclopride et lethiaméthoxame. Ils peuvent avoir des effets aigus et chroniques sur la survie et le développement des colonies d'abeilles. Quelques études ont été publiés dans la revue Current Opinion in Environmental Sustainability en 2013 montrent que ces produits sont hautement neurotoxiques pour les insectes y compris les pollinisateurs à cause de leur large diffusion dans l'environnement, leur persistance dans le sol et l'eau. La présence de ces néonicotinoïdes est fréquente dans abeilles. Soumis à des « doses réalistes de terrain », ils provoquent une large gamme « d'effets dangereux pour l'abeille et le bourdon », en affectant la performance des colonies, affaiblissant le butinage et le couvain, augmentant la fragilité face aux maladies et aux parasites. Quelques chiffres clefs sur la mortalité record des abeilles : 30% des ruches périssent chaque année en France ce qui fait de la France un des pays européens les plus fortement touché. Contrairement à l’année 1995, où les mortalités ont été de 5%. Cette augmentation de taux de mortalités à provoquer chuté de production nationale de miel sur les 20 ans (32 000 tonnes en 1995 à 10 000 tonnes en 2014). Sans l'intervention des apiculteurs, les abeilles disparaîtraient de tous les pays utilisateurs de ces produits. Commandé par la Commission européenne, le rapport européen Epilobee confirme les chiffres 7 à 30% des ruches périssent chaque année en France, sans que les maladies ne soient à même d’expliquer de tels chiffres .

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Ce que cette review apporte au débat

Cette review montre que les pesticides néonicotinoides présentent des toxicité élevés. Ces substances semblent pérenniser dans tous les compartiments des plantes ou les arbres, et risquent de nuire à l'environnement. La mortalité des abeilles a largement augmenté dés l'introduction de ce type de phytosanitaire en France. De même ces substrats actifs semblent aussi affectés la santé humaine. On peut noter que l'interdiction de ces produits nécessite des longues années car les pesticides ont souvent contribuer à un rendement agricole stable dans le monde. Ceci a permis d'éviter certaines crise alimentaires, donc ces produits sont effectivement indispensables du moment où on n'a pas d'alternative viable. Pour cela on peut s'inspirer de la nature afin de trouver des solutions innovantes : La lutte biologique ?

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Publiée il y a plus de 3 ans par M. Badji et F. Giry.
Dernière modification il y a plus de 3 ans.
Review : Insecticides néonicotinoïdes
  • 2 2 2
  • Auteurs
    F. Testud
  • Année de publication
    2015
  • Journal
    EMC - Toxicologie-Pathologie
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Les néonicotinoïdes sont des analogues synthétiques de la nicotine, utilisée depuis des siècles comme insecticide. Comme la quasi-totalité des insecticides disponibles, les néonicotinoïdes sont des neuro-toxiques : leur cible est le récepteur post-synaptique à l'acétylcholine dont le blocage induit paralysie et mort de l'insecte. Les néonicotinoïdes sont homologués en agriculture dans plus de 120 pays. Leur chef de file est l'imidaclopride : commercialisé en France depuis 1994, il est à ce jour l'insecticide le plus vendu dans le monde. La toxicité aiguë des néonicotinoïdes pour l'homme est faible. Les intoxications sont rares dans notre pays, toujours la conséquence d'ingestions volontaires de très fortes doses : elles se traduisent par des troubles digestifs et un coma avec dépression respiratoire. Les solvants véhiculant l'insecticide ont un rôle important dans les effets toxiques observés. La prise en charge est symptomatique. La mortalité est comprise entre 0 et 3 %, soit bien inférieure à celle des intoxications par les insecticides anticholinestérasiques (organophosphorés et carbamates). Le profil toxicocinétique et toxicodynamique des néonicotinoïdes les rend particulièrement intéressants en terme de sécurité pour les opérateurs : de fait, aucun effet sanitaire documenté n'est rapporté lors de l'exposition professionnelle. Encore discutée, leur écotoxicité (retentissement sur les populations d'abeilles mellifères) a conduit à de fortes restrictions d'autorisation de mise sur le marché. Un moratoire de deux ans sur trois molécules (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxam) a été décidé début 2013 par la Commission européenne.

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  • Apparait dans la controverse
    La lutte biologique peut-elle se substituer à l’utilisation des pesticides ?
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