Titre de l'article

Utilisation d’un arbre décisionnel régulant les importations de micro-algues non indigènes.

Introduction à l'article

Cet article porte sur la mise en place d’un arbre décisionnel permettant de contrôler les importations de micro-algues non indigènes, donc sur la régulation de l’introduction d’espèces non natives. Cet arbre permet d’évaluer le risque sur l’environnement, la santé humaine et les écosystèmes à une échelle globale. En effet, il existe plusieurs outils internationaux qui tentent de contrôler les introductions d’espèces non natives marines, cependant, aucun n’était approprié pour contrôler l’importation. Par exemple, ces micro-algues peuvent être utilisées en tant que une source nutritionnelle en aquaculture. Ce procédé permet de réaliser des évaluations de toxicité des micro-algues.

Expériences de l'article

Dans cette étude, les auteurs nous informent également sur leur capacité à produire des blooms (ce sont des efflorescences de micro-algues qui conduisent à la mortalité des poissons) et si certaines sont associées de manière symbiotique à des espèces marines (telles que les huîtres). Ce travail, portant sur la législation, explique que ces introductions de micro-algues non natives représentent un danger pour les poissons et aussi pour la consommation humaine. Des pertes au niveau de la pêche ainsi que l’apparition de maladies peuvent engendrer des impacts socio-économiques. De plus, en ce qui concerne les écosystèmes, il y aurait des effets potentiellement négatifs sur les réseaux trophiques. Toutes ces mises en garde, conduisent au renforcement du processus de gestion des importations d’espèces non natives de micro-algues.

Résultats de l'article

Au niveau de l’organisation du procédé, cet arbre décisionnel est composé de huit étapes avec huit questions qui permettent de rejeter ou d’approuver l’importation ; la décision est irréversible. Celui-ci permet aussi l’évaluation du risque d’échanges génétiques entre les espèces natives et non natives, juge de la dangerosité d'introduire des espèces de micro-algues génétiquement modifiées ainsi qu’analyse les conditions d’importations. Il y a donc une classification des critères d’importations précise et un calcul de la probabilité de dispersion de l’espèce importée dans l’environnement.

Rigueur de l'article

Ce procédé ne semble pas prendre en compte les perspectives écologiques, c'est-à-dire que les conséquences d’une importation ne sont pas anticipées, cela s’explique par une absence de données. De plus, le risque de l’importation des OGM (organismes génétiquement modifiés) semble être négligé. Enfin, cet arbre décisionnel permet une atténuation du risque et apparaît comme une méthode rapide et facile à appliquer.

Ce que cet article apporte au débat

Cet article indique donc que l’introduction d’espèces non natives telles que des micro-algues peut être tolérée dans le domaine de l’aquaculture. Cependant, l’utilisation d’un outil d’évaluation du risque est nécessaire avant d’approuver cette introduction.

Publiée il y a plus de 6 ans par C.Benezech.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Article : Assessing biosecurity risk associated with the importation of non-indigenous microalgae