Titre de l'article

Utilisation du Densovirus du moustique Anophele gambiae comme d'un biopesticide.

Introduction à l'article

Chaque année, environ 1 million de personnes meurent de la Malaria aussi connu sous le nom de Paludisme. Cette maladie est provoquée par un parasite du genre Plasmodium. Ce dernier est transmis par certaines espèces de moustiques anophèles. Ces moustiques sont donc considérés comme des vecteurs et il est important de les contrôler pour lutter contre cette maladie. Malheureusement, aujourd'hui il existe des résistances des Anophèles c'est pourquoi de nouvelles solutions sont recherchées comme des biopesticides. Ces biopesticides ont pour but d'éradiquer le moustique adulte porteur du parasite tout en lui permettant une reproduction. Pour la création de ce nouveau biopesticide, les auteurs ont voulu utiliser des densovirus qui sont des virus létales pour les arthropodes donc pour les moustiques.

Expériences de l'article

Les auteurs de cet article se sont focalisés sur le densovirus d' Anophèles gambiae car ils se sont aperçus que ce virus est actif au stade adulte du moustique. Il ne permet donc pas la mort immédiate des larves de moustique et permet donc des études plus poussées sur ce dernier. Ils ont commencé par infecter les cellules MOS.55 du moustique Anophèles gambiae en faisant une culture et en introduisant 2 µg de AgDNV (Densovirus Anophèles gambiae) ainsi qu'un plasmide de faciliter l'introduction du virus. Après 5 jours et 14 jours post-infection, de l'ADN viral est extrait et une quantification par qPCR est effectuée. Après cette étape, ils ont procédé à l'infection des moustiques par le virus. Les moustiques sont exposés au virus pendant 48 heures. Après ces 48 heures, les moustiques sont prélevés par qPCR à différents stades larvaires. Il est donc possible d'observer l'avancée du virus dans les moustiques. Pour déterminer cette avancée du virus, une qPCR est également effectuée.

Résultats de l'article

Les premiers résultats ont montré que AgDNV pouvait bien se répliquer dans les cellules MOS.55 du moustique.
Ils ont pu observer qu'il y avait une infection du moustique dès le stade larvaire mais que le virus ne se développe pas encore. Il est dans une forme latente. Au bout du 7ème jour qui correspond au premier stade adulte du moustique, les auteurs ont observés une augmentation des titres viraux dans les cellules du moustique.
Cette augmentation se poursuit jusqu'au 14ème jour environ. Après cette période, les titres viraux sont stables dans le moustique. Ils ont donc pu conclure que ce virus se développe à un stade adulte du moustique et peut donc avoir un certain tropisme avec des tissus du moustique adulte. Ce densovirus est donc un bioinsecticide idéal car il permet une reproduction du moustique avant son infection.

Ce que cet article apporte au débat

Cette article permet de construire un avis sur l'utilisation d'un bioinsecticide comme des moustiques.
Ce bioinsecticide serait un bon moyen de lutte contre le vecteur de la Malaria. En effet, le virus utilisé (Densovirus) contre le moustique Anophèles gambiae ne se développe pas pendant la croissance des larves mais à l'âge adulte il y a un développement de ce dernier. Il est donc envisagé d'utiliser AgDNV comme un pesticide microbiologique qui peut être appliqué à un stade larvaire. Il permet donc d'établir une infection chez le moustique et le tue à l'âge adulte avant même qu'il puisse piquer et transmettre le parasite Plasmodium à son hôte qui est l'homme. Ce virus est donc un bon moyen de lutte contre les moustiques puisqu'il permet leur mort et l'on sait également que ce virus ne peut pas affecter l'homme car c'est un virus spécifique des arthropodes. Il s'agit donc d'un bon moyen de lutte.

Publiée il y a plus de 3 ans par C.Peres.
Dernière modification il y a plus de 3 ans.
Article : Potential for the Anopheles gambiae Densonucleosis Virus To Act as an "Evolution-Proof" Biopesticide