La chasse peut-elle être bénéfique à la biodiversité ?



Cadre, focus et mise au point :

​Introduction
Le désir populaire grandissant de protéger notre environnement et les espèces vivantes qui s'y trouvent se heurte parfois à nos activités plus anciennes. Parmi ces pratiques, la chasse semble ne pas être compatible avec la conservation de la biodiversité. Cette compatibilité est une question toujours débattue dans l'opinion publique comme dans la communauté scientifique, devenant ainsi une controverse au sein du monde scientifique.

La biodiversité est l'ensemble de la diversité en écosystèmes, en espèces de tout règne (plantes, animaux, champignons, algues, bactéries, etc), en interactions entre ces espèces et en gènes dans un lieu donné, qui peut aller d'une poignée de terre à notre planète dans sa totalité.

La chasse consiste à traquer dans le but de capturer ou d'abattre des animaux afin de les manger, de les détruire ou de les exploiter. Si l'homme pratique entre autre la chasse pour se nourrir (viande de brousse, etc), il la pratique également pour se protéger (grands prédateurs, etc), se procurer des matériaux spécifiques (fourrure d'hermine, ivoire d'éléphant, etc), pour limiter la surpopulation de certaines espèces (sangliers, chevreuils, etc), pour l'activité sportive, pour la capture et le commerce d’animaux sauvages, et pour le prestige social, i-e la chasse aux trophées (lions, chamois, etc).

Cependant, la chasse peut-elle être bénéfique à la biodiversité ?

Cette question s'inscrit dans un contexte actuel de changements globaux importants, dont un taux d’extinction d’espèces particulièrement élevé et un réchauffement climatique d’origine anthropique. A cela répond une volonté de préserver la biodiversité de nos écosystèmes, tout en essayant de respecter dans la mesure du possible les pratiques traditionnelles et les nécessités socio-économiques et alimentaires de chacun.

Cadre concret
On se concentrera ici sur la chasse des animaux terrestres, principalement des oiseaux, des reptiles et des mammifères, sur l'ensemble du globe.

Publiée il y a 11 mois par S. Le Bissonnais et al.

La synthèse :

Introduction

La chasse, ou l’action de chasser, de guetter ou de poursuivre les animaux pour les prendre ou les tuer, est par définition néfaste à la faune sauvage. On ne compte d’ailleurs plus les associations anti-chasse comme le Rassemblement des Opposants à la Chasse (ROC), et la chasse fait aujourd’hui l’objet de nombreuses réglementations. Pourtant, comme le disait Charles Dickens au XIXème siècle, « Il y a une passion pour la chasse qui est profondément implantée dans le cœur de l'homme ». Et aujourd’hui encore, la chasse tient une grande place dans les sociétés humaines, qu’elle soit de nature traditionnelle, sportive, légale ou illégale.

Il est donc essentiel pour les chercheurs de prendre en compte la chasse dans leurs études des populations animales, mais le plus souvent, celle-ci est considérée comme un facteur défavorable.

Pourrait-on envisager que la chasse ait un effet positif sur la biodiversité ?

Il serait tentant de ramener les interactions humaine / espèces chassées à des systèmes proies-prédateurs décrits par les modèles dits de Lotka-Volterra (1925, 1926). Or l’Homme, par son régime omnivore généraliste et à l’aide de la technologie, s’est extrait de sa dépendance aux dynamiques des espèces chassées.

De plus, l’Homme peut interférer avec les systèmes proies-prédateurs déjà établis, soit par concurrence avec d'autres prédateurs, soit en réduisant l’une des deux populations par peur, par intérêt ou par mégarde. Ces interférences peuvent entraîner des déséquilibres dans les écosystèmes et dans la biodiversité. Mais dans un cadre où les espèces auraient évolué en cohabitation avec l’Homme et ses pratiques de chasse, un arrêt brut pourrait également mener à une dérégulation des espèces jusqu’alors chassées et à des déséquilibres écosystémiques (Macdonald et al., 2017).
Après avoir présenté les effets néfastes présupposés de la chasse, nous chercherons à déterminer s’il existe des conditions requises pour réaliser une chasse durable, c’est-à-dire aux effets neutres sur la biodiversité. Enfin, nous étudierons les cas où la chasse a un effet positif, directement sur l’espèce chassée ou indirectement sur les espèces partageant son habitat.

Pour cela, nous nous intéresserons à une grande variété d’animaux, de lieux, et de types de chasse. Nous insisterons tout particulièrement sur les grands mammifères et la chasse aux trophées, dont la pratique fait particulièrement débat aujourd’hui.

I. Risques et dérives liés à la chasse et impact environnemental néfaste

De nombreux articles soulignent les effets néfastes de la chasse sur la biodiversité, tout d’abord en tant que facteur principal d’extinction des espèces. En effet, la chasse est responsable du déclin de nombreuses espèces de mammifères aujourd’hui (Hoffmann et al., 2011). Les mêmes tendances sont observées dans l’article de 2010 de Mbete et ses collaborateurs, qui montre que la chasse traditionnelle est à l'origine de l'extinction ou de la raréfaction de nombreuses espèces d'animaux sauvages. Si l’absence de mesures adéquates spécifiques pour la protection de la faune persiste, cela pourrait conduire, à terme, à l’extinction des espèces chassées et, indirectement, à celle d'autres espèces.

De plus, la chasse semble être une des motivations majeures pour l'introduction d'espèces exotiques afin de diversifier le nombre d'espèces à chasser et de remplacer les espèces indigènes en déclin. Néanmoins l’introduction de nouvelles espèces a de nombreux impacts négatifs sur les espèces indigènes (prédation, compétition, maladies et altération de l'habitat) et est donc néfaste pour la biodiversité originelle (Carpio et al., 2016).
La chasse des espèces indigènes peut également contribuer à une altération de l’habitat. En effet, maintenir de larges populations de ces grands animaux afin de les chasser, peut induire des perturbations des écosystèmes et du sur-pâturage, et donc contribuer au déclin de la biodiversité (Ripple et al., 2016).

La chasse aux trophées est une forme de chasse doublement néfaste pour les espèces chassées : en plus d’affaiblir démographiquement la population (en diminuant le nombre d’individus), elle modifie la structure des communautés en retirant des populations des individus aux caractères particuliers. Si ces individus sont "précieux" génétiquement, les flux génétiques peuvent être altérés et la population mise en danger par extinction de gènes rares (Harris et al., 2002). De plus, la chasse sélective peut favoriser des morphotypes qui ne seraient pas retenus par la sélection naturelle seule. Ceci est particulièrement visible pour des caractères dimorphiques tels que les défenses ou les cornes (Ripple et al., 2016 ; Pigeon et al., 2015). L’écologie comportementale des espèces chassées peut également induire des effets indirects néfastes de la chasse. Par exemple, l’infanticide dans des populations d’ours ou de lions est fortement accru par la pratique de la chasse qui vise particulièrement les mâles matures/dominants, favorisant un turnover trop fréquent et donc un déclin de la population (Gosselin et al., 2015 ; Whitman et al., 2002).
L’analyse des effets néfastes de la chasse permet d’identifier les facteurs de déclin et de les prendre en compte pour mettre en place des pratiques de chasse durables.

II. Contrer les effets négatifs pour une chasse durable

La considération des mécanismes évolutifs et des relations intra et interspécifiques est indispensable pour anticiper les effets de la prédation humaine sur les écosystèmes. Une prise en compte de ces implications écologiques dans le cadre d’une chasse strictement encadrée devrait permettre la mise en place d’une pratique durable de la chasse.

Il serait pertinent de mettre en place des quotas de chasse ne tenant pas seulement compte d’un nombre d’individus théoriquement acceptable, mais aussi d’un âge limite défini de manière à laisser se faire la reproduction et les interactions intraspécifiques telles que les prises de pouvoir (qui participent au maintien d’une bonne valeur adaptative des individus) et à éviter des phénomènes tels que des changements trop fréquents de mâles dominants (Whitman et al., 2004), des rapports de sexe trop asymétriques ou des altérations de fréquences alléliques (Harris et al., 2002).

L’introduction d'espèces-gibier exotiques peut participer au déclin des espèces autochtones par prédation, compétition ou transmission d’agents pathogènes. Il semble donc raisonnable d’éviter cette pratique (Carpio et al., 2016).

Les munitions en plomb ont des effets toxicologiques avérés (saturnisme) sur les vautours se nourrissant sur les carcasses laissées par les chasseurs (Gangoso et al., 2009). La chasse peut donc avoir des conséquences secondaires polluantes qui pourraient être évitées ou limitées avec l’utilisation de matériaux moins/non polluants pour remplacer le plomb.

Il est important de prendre en compte le temps de génération et la fécondité des animaux. Les grands mammifères en particulier ont un rythme de reproduction lent, avec peu de petits, si bien que même une faible pression de prédation de la part de l’Homme peut faire baisser leur démographie (Brook et Johnson, 2010).

III. Effets positifs : des effets indirects et des cas particuliers

La chasse peut donc se pratiquer de façon durable, c’est à dire en assurant le renouvellement de population de l’espèce chassée. Ceci peut notamment se produire grâce à un phénomène de compensation : si, dans beaucoup de cas, la mortalité due à la chasse s’additionne à la mortalité naturelle et ajoute une pression supplémentaire sur la population, elle peut, dans d’autres cas, réduire le taux de mortalité naturelle. En effet, si la pression de chasse reste faible, la réduction de densité de population qu’elle engendre peut induire une baisse de la compétition intraspécifique et ainsi diminuer la mortalité naturelle (Sandercock et al., 2010).

Ainsi, des effets strictement positifs de la chasse sur l’espèce chassée pourraient être envisageables avec un phénomène de surcompensation, mais les exemples sont quasi-inexistants. Dans les faits, les bénéfices de la chasse pour la biodiversité sont souvent dus à des effets indirects sur d’autres espèces.

Dans le cas où des espèces seraient introduites, leur chasse peut limiter leur impact invasif et favoriser les espèces natives en reportant une partie de la pression de chasse sur l’espèce introduite (Desbiez et al., 2011).

Les charognards tels que les vautours bénéficient d’une source de carcasses apportée par la chasse (Mateo-Tomás & Olea, 2009), tandis que les kangourous d'Australie de l’est sont favorisés par la chasse par brûlis qui crée une hétérogénéité végétale bénéfique et contrebalance l'effet néfaste de la chasse au kangourou elle-même. (Codding et al., 2014).

De plus, la perspective de pouvoir chasser incite les propriétaires de terrains agricoles à créer/entretenir des espaces forestiers sur leurs propriétés, ce qui est favorable à la biodiversité en général et ce y compris sur des terrains privés ne pouvant pas être protégés par l’État (Oldfield et al., 2003).

Enfin, la chasse aux trophées pratiquée sur des espèces menacées est souvent mise en avant comme outil de conservation des écosystèmes car les revenus qu’elle générerait encourageraient les populations locales et les gouvernements à préserver des espaces naturels, serait applicable dans des zones non propices à l'écotourisme et aurait un plus faible impact environnemental général que d’autres activités telles que l’écotourisme (Di Minin et al., 2016). La question de la validité de cette pratique comme moyen de conservation est très controversée et sort du cadre strictement biologique de notre problématique.

Toutefois, un effet bénéfique pour une espèce peut être contrebalancé par des effets associés néfastes pour d’autres espèces (les chasseurs peuvent entrer en compétition avec les prédateurs naturels, par exemple).

Conclusion

Il existe de rares cas où la chasse est bénéfique à la biodiversité : ce sont alors souvent des effets indirects positifs sur les espèces partageant l’habitat de l’espèce chassée qui s'exercent. Mais ils ne sont souvent pas sans contreparties pour l'écosystème entier qui subit la perturbation extérieure qu’est la chasse. Il est donc difficile de conclure en faveur de la chasse étant donné la complexité des interactions existant entre toutes les composantes de la biodiversité : un effet positif pour l’un d’entre eux s’avère souvent négatif pour d’autres.

Néanmoins, les études analysées dans cette controverse sont essentielles pour mieux comprendre ces interactions et donc donner des recommandations plus pertinentes pour une chasse durable. Cela est particulièrement important dans le contexte actuel de changements globaux (dérèglements climatiques, déforestation, menace par des espèces invasives, etc) qui rend les espèces autochtones potentiellement encore plus vulnérables aux pressions de chasse (Granados et Brodie, 2017).

Il est important de souligner la grande difficulté que représente l’évaluation précise et rigoureuse des impacts des pratiques humaines, dont les différents types de chasse, sur la faune et l’environnement [([voir Controverse])(/controverses/152)]. L’analyse au niveau évolutif et écologique des effets de la chasse sur la biodiversité nécessite des études multi-paramétriques, sur de grands pas de temps et à plusieurs échelles du vivant (génétique, taxonomique, fonctionnelle, etc). En effet, pour évaluer précisément les effets sur la biodiversité, il faut prendre en compte à la fois les effets directs et les effets indirects de la chasse aux différentes échelles, mais aussi les impacts combinés des autres activités humaines associées sur les mêmes territoires. Il peut également se révéler complexe d’effectuer des suivis rigoureux de l’évolution des populations chassées. Comparer les études sur les menaces et les actions de conservation de la biodiversité s'avère très compliqué puisque les méthodologies utilisées dans les articles sont souvent très différentes. Une classification standard pour décrire les menaces et les actions de conservation serait nécessaire.

Publiée il y a 11 mois par N. Gerbert et al.
Cette synthèse se base sur 18 références analysées.

La chasse peut-elle être bénéfique à la biodiversité ?
Oui  ou  Non ?



  Afficher la pertinence des références

Lions, chasse aux trophées et plus : les lacunes dans les connaissances et leur importance

Review - 2017 - Mammal review
Lions, trophy hunting and beyond: knowledge gaps and why they matter
David W. Macdonald, Andrew J. Loveridge, Amy Dickman, Paul J. Johnson, Kim S. Jacobsen, Byron Du Preez

L'écologie des grands herbivores en Asie du Sud et Asie du Sud-Est, Persistance des ongulés d'Asie tropicale face à la chasse et aux changements climatiques

Livre - 2017 - Springer, Dordrecht
Persistence of Tropical Asian Ungulates in the Face of Hunting and Climate Change
Alys Granados, Jedediah F. Brodie

La chasse comme source d'espèces exotiques : un bilan européen

Article - 2016 - Springer International Publishing Switzerland
Hunting as a source of alien species: a European review
Antonio J. Carpio . Jose´ Guerrero-Casado . Jose´ A. Barasona . Francisco S. Tortosa . Joaquı´n Vicente . Lars Hillstro¨m . Miguel Delibes-Mateos

La chasse aux trophées soutient-elle la biodiversité ? Une réponse à Di Minin et al.

Review - 2016 - Trends in Ecology and Evolution
Does Trophy Hunting Support Biodiversity? A Response to Di Minin et al.
William J. Ripple, William J. Ripple, William J. Ripple, Thomas M. Newsome, Graham I.H. Kerley

Interdire la chasse aux trophées va renforcer la perte de biodiversité

Review - 2016 - Trends in Ecology and Evolution
Banning Trophy Hunting Will Exacerbate Biodiversity Loss
Enrico Di Minin, Nigel Leader-Williams and Corey J. A. Bradshaw

La chasse sélective intense conduit à une évolution artificielle de la taille des cornes

Article - 2015 - Evolutionary Applications
Intense selective hunting leads to artificial evolution in horn size
Gabriel Pigeon, Marco Festa-Bianchet, David W. Coltman and Fanie Pelletier

Importance relative des effets directs et indirects de la mortalité due à la chasse sur la dynamique des population d'ours bruns

Article - 2015 - Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences
The relative importance of direct and indirect effects of hunting mortality on the population dynamics of brown bears
Jacinthe Gosselin, Andreas Zedrosser, Jon E. Swenson and Fanie Pelletier

Conservation ou Co-évolution ? Effets des niveaux intermédiaires de chasse et de brûlis par les Aborigènes sur les populations de kangourous en Australie de l'Est

Article - 2014 - Human Ecology
Conservation or Co-evolution? Intermediate Levels of Aboriginal Burning and Hunting Have Positive Effects on Kangaroo Populations in Western Australia
Brian F. Codding, Rebecca Bliege Bird, Peter G. Kauhanen, Douglas W. Bird

Les espèces invasives et la chasse au gibier contribuent à la conservation de la nature sauvage : le cas des porcs sauvages dans une zone humide néotropicale

Article - 2011 - cambridge university press
Invasive species and bushmeat hunting contributing to wildlife conservation: the case of feral pigs in a Neotropical wetland
Arnaud Leonard Jean Desbiez (a1), Alexine Keuroghlian (a2), Ubiratan Piovezan (a3) and Richard Ernest Bodmer (a4)

Les destins changeants des mammifères du monde

Article - 2011 - Philosophical transactions of the royal society B
The changing fates of the world’s mammals
Michael Hoffmann, Jerrold L. Belant, Janice S. Chanson, Neil A. Cox, John Lamoreux, Ana S. L. Rodrigues, Jan Schipper, Simon N. Stuart

La mortalité due à la chasse s’ajoute-t-elle ou compense-t-elle la mortalité naturelle ? Les effets d’une expérience de chasse sur la survie et les causes de mortalité des lagopèdes.

Article - 2010 - Journal of Animal Ecology
Is hunting mortality additive or compensatory to natural mortality? Effects of experimental harvest on the survival and cause-specific mortality of willow ptarmigan
Brett K. Sandercock, Erlend B. Nilsen, Henrik Brøseth, Hans C. Pedersen

Evaluation des quantités de gibiers prélevées autour du Parc National d'Odzala-Kokoua et leurs impacts sur la dégradation de la biodiversité.

Article - 2010 - Journal of Animal & Plant Sciences
Evaluation des quantités de gibiers prélevées autour du Parc National d'Odzala-Kokoua et leurs impacts sur la dégradation de la biodiversité.
Pierre MBETE*, Christophe NGOKAKA*, Fulbert AKOUANGO* NTOUNTA BONAZEBI & Joseph VOUIDIBIO

La chasse sélective comme cause imperceptible de l'extinction de la mégafaune pléistocène australienne

Article - 2010 - Alcheringa: An Australasian Journal of Palaeontology
Selective hunting of juveniles as a cause of the imperceptible overkill of the Australian Pleistocene megafauna
Barry W. Brook & Christopher N. Johnson

Effets à long terme de l'empoisonnement au plomb sur la minéralisation des os des vautours exposés à des munitions

Article - 2009 - Environmental pollution
Long-term effects of lead poisoning on bone mineralization in vultures exposed to ammunition sources
Gangoso L. , Alvarez-Lloret P. , Rodríguez-Navarro A. A. , Mateo R. , Hiraldo F. , Donazar J. A.

Quand la chasse bénéficie aux rapaces : étude de cas des espèces gibiers et des vautours

Article - 2009 - European Journal of Wildlife Research, Springer
When hunting benefits raptors: a case study of game species and vultures
Patricia Mateo-Tomás, Pedro P. Olea

La chasse aux trophées durable des lions africains

Article - 2004 - Nature
Sustainable trophy hunting of African lions
Karyl Whitman, Anthony M. Starfield, Henley S. Quadling & Craig Packer

Chasse sportive et conservation au Royaume Uni

Article - 2003 - Nature
Field sports and conservation in the United Kingdom
T. E. E. Oldfield, R. J. Smith, S. R. Harrop, N. Leader-Williams

Conséquences génétiques de la chasse : que savons-nous et que devons-nous faire ?

Article - 2002 - Wildlife Society
Genetic consequences of hunting : what do we know and what should we do?
Richard B. Harris, William A. Wall, Fred W. Allendorf